Nous avons besoin de personnes comme Assange pour voir les abus tapis dans l’ombre

Les États-Unis reprochent à Julian Assange d’avoir publié sur Wikileaks, en 2010 et 2011, plusieurs centaines de milliers de documents militaires et de câbles diplomatiques confidentiels, qui lui avaient été transmis par le soldat américain Chelsea Manning. Assange doit donc faire face à dix-huit chefs d’inculpation - dont dix-sept en vertu de la loi sur l’espionnage et un pour fraude informatique. L’ensemble des charges retenues contre lui pourraient lui valoir 175 ans de prison. De nombreux médias du monde entier ont repris le contenu des documents et publié des informations d’intérêt public sur l’action des États-Unis, notamment en Irak, en Afghanistan et à Guantánamo.//réfléchissons à l’intégrité et au courage d’Assange et de tous les lanceurs d’alerte de notre société, prêts à prendre des risques pour nous dire la vérité sur ce qui est fait en notre nom, mais qui est passé sous silence.
Julian Assange a publié des informations fournies par Chelsea Manning sur les crimes de guerre commis par les États-Unis en Irak.

    Quelles conséquences ont les exemples de Julian Assange, David
    McBride, Richard Boyle et Chelsea Manning pour les futurs
    lanceurs d’alerte ?

Daniel Ellsberg, le lanceur d’alerte américain qui a divulgué aux médias les "Pentagon Papers" exposant les agissements des États-Unis pendant la guerre du Viêt Nam, est décédé récemment. Le courage et l’honnêteté d’Ellsberg ont longtemps été un phare pour ceux qui s’efforcent de demander des comptes aux détenteurs du pouvoir.
Il a toujours soutenu Julian Assange,

Depuis que J. Assange a révélé la vidéo "Collateral Murder", montrant des soldats américains abattant deux journalistes de Reuters, de nombreux civils et blessant gravement deux enfants, il a passé sept ans comme réfugié politique confiné dans l’ambassade d’Équateur à Londres et, lorsque le gouvernement équatorien a changé et n’a plus voulu le protéger, M. Assange a été incarcéré dans la tristement célèbre prison britannique de Belmarsh. Il y est détenu depuis quatre ans, et risque d’être extradé vers les États-Unis.
Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, le professeur Nils Melzer, a qualifié les conditions d’emprisonnement de Julian Assange de torture.
Son livre, /L’Affaire Assange - Histoire d’une persécution politique/, expose la désinformation et les mensonges largement diffusés au sujet de Julian Assange, y compris par les gouvernements américain et australien.

L’état de santé de Julian s’est gravement détérioré à Belmarsh et ne cesse de se dégrader. Il a été placé sous surveillance anti-suicide. Les médecins ont exprimé leur inquiétude quant aux risques qu’il encourt s’il est extradé vers les États-Unis, où les accusations dont il fait l’objet pourraient lui valoir une peine de 175 ans d’emprisonnement.

Au début du mois de juin, CNN à rapporté qu’un tribunal britannique avait /"refusé au fondateur de Wikileaks, Julian Assange, la permission de faire appel d’un ordre d’extradition vers les États-Unis,où il est inculpé en vertu de l’Espionage Act"/. Même si l’équipe d’avocats d’Assange continue d’explorer les possibilités, l’étau se resserre, le temps n’est plus de son côté.
Les autorités américaines et britanniques qui le poursuivent peuvent se permettre d’attendre que l’ultime intérêt du public pour son cas s’estompe face aux guerres, au changement climatique,à la peur de l’intelligence artificielle, et autres problèmes mondiaux.

Nous avons besoin de personnes comme Assange. Qui révélera les abus et vérités dérangeantes que les puissants veulent garder secrets - qu’il s’agisse de crimes de guerre ou des connaissances internes des entreprises de réseaux sociaux ?

 L’extradition imminente de Julian Assange et la mort du journalisme.

Les options juridiques d’Assange sont quasi épuisées. Il peut être extradé vers les États-Unis cette semaine. S’il y est condamné, tout reportage sur les rouages du pouvoir deviendra un crime.

Le juge de la High Court Jonathan Swift - qui a précédemment travaillé pour diverses agences gouvernementales britanniques en tant qu’avocat, et qui a déclaré que ses clients favoris sont /"les agences de sécurité et du renseignement"/ - a rejeté deux demandes des avocats de Julian Assange pour faire appel de son extradition.
L’ordre d’extradition a été signé en juin dernier par la ministre de l’intérieur Priti Patel. L’équipe juridique de Julian a déposé une dernière demande d’appel, la dernière option disponible devant les tribunaux britanniques. Si elle est acceptée, l’affaire pourrait faire l’objet d’une audience publique devant deux nouveaux juges de la High Court. Si elle est rejetée, Julian pourrait être immédiatement extradé vers les États-Unis, où il sera jugé pour 18 chefs d’accusation de violation de l’Espionnage Act, chefs d’accusation qui pourraient lui valoir une peine de 175 ans, et ce dès cette semaine.

Ciblé parce que cet homme a rendu public le meurtre de près de 700 civils qui s’étaient approchés trop près des convois et des postes de contrôle américains, dont des femmes en ceintes, des aveugles et des sourds, et au moins 30 enfants.

pour avoir révélé les plus de 15 000 décès non signalés de civils irakiens, la torture et les mauvais traitements infligés à quelque 800 hommes et jeunes garçons, âgés de 14 à 89 ans, au camp de détention de Guantánamo Bay, pour avoir révélé ces vérités, il est déclaré coupable.

https://ssofidelis.substack.com/p/l...

*Chris Hedges* (né le 18 septembre 1956 au Vermont) est un journaliste et auteur américain. Ancien correspondant de guerre, il est reconnu pour son analyse de la politique américaine ainsi que de celle du Moyen-Orient. Il a publié plusieurs livres, dont le plus connu est La guerre est une force qui nous octroie du sens (/War Is a Force That Gives Us Meaning/) (2002).

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Messages

  • La section 522 de Unite North West vote en faveur d’une motion de défense de Julian Assange.
    le 23 juillet 2023

    Cette assemblée se prononce pour :

    la libération immédiate de Julian Assange et de faire campagne pour empêcher son extradition vers les États-Unis.

    la requête aux membres d’écrire à leur député, au ministre de l’Intérieur, au ministre de l’Intérieur adjoint, au ministre de la Justice et au ministre de la Justice adjoint sur cette question.

    que cette question soit soulevée d’urgence à la Chambre des communes ou auprès de l’organisme public approprié.

    Motion pour défendre Julian Assange contre l’extradition américaine

    Cette réunion de "Unite" note que :

    depuis 2010, Julian Assange et WikiLeaks ont publié des millions de documents gouvernementaux secrets révélant des violations des droits de l’homme, y compris des crimes de guerre en Irak et en Afghanistan - le meurtre de civils, la torture, les restitutions et les escadrons de la mort.

    il est isolé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh depuis plus de quatre ans, dans l’attente de son extradition vers les États-Unis, pour des accusations relevant de l’Espionage Act, uniquement liées à la publication de ces fuites. Ces chefs d’accusation sont passibles d’une peine d’emprisonnement de 175 ans. Il s’agit d’une attaque sans précédent contre un journaliste et un éditeur.

    il a déjà souffert de 13 ans de perte de liberté et de détention arbitraire. Le rapporteur des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, a constaté que M. Assange avait été soumis à une "torture psychologique" et à une persécution sans précédent de la part de l’État, en violation de ses droits fondamentaux. Sa santé mentale et physique s’est gravement détériorée en conséquence. Ses droits légaux ont été constamment bafoués, notamment par la mise sur écoute et la surveillance des services de renseignement américains à l’intérieur de l’ambassade d’Équateur, où les réunions de ses avocats ont été espionnées. Un procès intenté par un tribunal espagnol contre le propriétaire de la société de sécurité, David Morales, a mis au jour des preuves que les enregistrements vidéo et audio ont été transmis à la CIA.

    une enquête menée par Yahoo ! News en septembre 21, qui a interrogé 30 anciens membres du gouvernement américain et des services de renseignement, a révélé que le gouvernement américain et la CIA avaient ébauché des plans pour kidnapper Julian à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il avait obtenu l’asile, pour l’emmener aux États-Unis, et même l’assassiner.

    une large coalition d’organisations internationales de défense de la liberté de la presse, dirigée par l’ACLU, a déclaré que la procédure pénale engagée contre lui constitue une grave menace pour la liberté de la presse, tant aux États-Unis qu’à l’étranger. Les poursuites engagées contre M. Assange mettent en péril le journalisme, essentiel à la démocratie. Selon nous, le précédent créé par les poursuites contre M. Assange pourrait être utilisé contre les éditeurs et les journalistes, ce qui aurait pour effet d’entraver leur travail et de porter atteinte à la liberté de la presse.

    la NUJ et la Fédération internationale des journalistes a demandé l’abandon des poursuites et la libération d’Assange. Amnesty International a déclaré : "L’acharnement du gouvernement américain contre Julian Assange montre clairement que ces poursuites constituent une mesure punitive, mais l’affaire soulève des questions qui vont bien au-delà du sort d’un seul homme, et qui mettent en péril la liberté des médias et la liberté d’expression".

    les rapporteurs généraux sur les défenseurs des droits de l’homme et les lanceurs d’alerte, ainsi que sur les prisonniers politiques, de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), Emanuelis Zingeris et Sunna Ævarsdóttir, ont mis en garde contre l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis.

    avec la décision de la Haute Cour du 10 décembre 2011 d’autoriser son extradition vers les Etats-Unis, la vie de Julian Assange est plus que jamais en danger. Reporters sans frontières a condamné cette décision en déclarant : "Il est temps de mettre fin une fois pour toutes à cette persécution qui dure depuis plus de dix ans. Il est temps de libérer Assange". Les recours juridiques pour faire appel de cette décision ont été rejetés par la High Court.

    Cette motion, adoptée à l’unanimité le mercredi 19 juillet 2023, a été lancée par un membre des militants de #FreeAssangeLiverpool.

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